“Je suis très appétent au risque. J’accepte le risque de perdre pour pouvoir être sur le terrain.” S’il semble parieur, Laurent Potel ne se définit pas comme une tête brûlée. Le fondateur de Reezocar nous explique sa vision structurée du risque. L’art de la guerre d’entreprendre raconté par un adepte de Sun Tzu.

 

 

L’art de la guerre

Statistiquement, lancer sa startup est un pari perdant. Pour réussir, Laurent Potel insiste sur les notions de conviction et de persévérance, deux qualités indispensables qui, associées à la prise de risque, ont hissé la startup lancée en 2014 au rang des plateformes leaders sur le marché du véhicule d’occasion.

De la solitude de l’entrepreneur à la gestion du stress, Laurent se confie au micro d’Instinct Collectif. Le portrait d’un homme qui se dit imperméable à la pression : “La conscience des enjeux se transforme pour moi en motivation quotidienne. Je motive mes équipes avec une vision claire, transparente sur les difficultés à venir. La pression devient de l’ ambition. »

Avec presque 250 salariés qui comptent sur son entreprise pour faire vivre leurs familles et leurs projets, Laurent Potel exprime également la difficulté de maintenir l’appétence au risque à mesure que l’entreprise grandit. “ Comment crée-t-on la croissance d’une boîte ? en acceptant le risque. C’est le rôle du CEO, du fondateur, de déséquilibrer un système qui fonctionne.” Lorsqu’on change un business model en coupant des offres qui représentent 80% du CA, cela ne peut se faire sans une adhésion et une confiance très fortes des équipes envers leur leader.

Une culture d’entreprise que son fondateur compare à un commando, fidèle aux préceptes de son livre de référence, L’art de la guerre de Sun Tzu. Stratégie, règles, état d’esprit… “Comment fait-on pour organiser des armées de 100 000 hommes (et sans Slack) ? Tu peux avoir la meilleure vision du monde, sans les équipes tu n’avances pas.

Et quand vient la question des doutes, Laurent confie les dissimuler. Il ne se dit jamais qu’il n’est pas capable, mais se demande plutôt constamment comment être meilleur. Une leçon d’entrepreneuriat comme un sport de compétition.

Les réseaux de l’interviewé

Société de l’interviewé

Portrait réalisé par Fanny Raimbault avec ♡

Et rédigé par Muriel Tancrez

Partager cet article :