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Mieux vaux la tortue que le lièvre


Thomas Balladur

À l’instar de Thomas Balladur, notre invité de la semaine, vous vous définiriez plutôt lièvre ou tortue ? Sprinter ou marathonien ? Le fondateur d’Interstis se dévoile dans un entretien sur le thème de l’humilité de l’entrepreneur, avec ses moments de grâce, de joie et de désespoir.




"Rien ne sert de courir, il faut partir à point.” Thomas Balladur, notre invité de la semaine, est à l’image de la célèbre fable de La Fontaine.

Le cofondateur d’Interstis, un outil de travail à distance collaboratif créé en 2013, se définit lui-même comme un moteur Diesel, un peu lent au démarrage mais endurant sur la longueur. 

 

“Je suis persévérant mais rarement fulgurant. Le trait de génie ne s’applique pas du tout à ma personnalité. En revanche, je ne lâche rien et je reste toujours en lien avec le contexte pour avancer là où je veux”. 

 

Thomas est donc un marathonien, qui confesse au micro d’Instinct Collectif avoir pu tomber du côté obscur de la persévérance :


“L’obstination de l’entrepreneur, c’est perdre le rapport au réel. Ce moment qui délimite la projection du rêve.”

Lorsqu’on lui demande s’il s’agit de son point de vigilance personnel, il explique avoir dépassé ce problème en mettant son ego de côté, en étant plus à l’écoute du marché, de ses investisseurs et de ses équipes.   

 

“À force de faire des erreurs, tu adoptes une position d’humilité.” Une humilité qui n’est pas totalement étrangère à sa foi en Dieu, au fait qu’il ne se sent pas maître de tout ce qui peut lui arriver, de sa trajectoire. “On peut faire les choses en conscience, en vérité, mais personne n’est Dieu. Ça fait dégonfler l’égo et gagner en lucidité, on sort de l’obstination pour aller vers la persévérance.”

 

La notion d’apprentissage, du solo player à l’instinct collectif 

 

Lorsqu’on lui demande de retenir une image de ses 10 ans d’entrepreneuriat, Thomas visualise ce moment où il est passé de soliste à chef d’orchestre. Un émerveillement construit d’étapes et d’ajustements parfois difficiles : lâcher prise, écouter ses salariés et leur donner les rênes, faire confiance, laisser son ego de côté.

 

“Le cœur d’un projet, c’est savoir déléguer. Quelque chose dont je n’avais pas connaissance au départ.” 

 

Un entretien qui vogue sur le thème de l’humilité de l’entrepreneur, avec ses moments de grâce, de joie et de désespoir. 


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